samedi 17 décembre 2011

Prévoir les tendances, c'est possible?

Nelly Rodi

On a toujours dit qu'il était impossible de prédire l'avenir, de savoir ce qui allait nous arriver dans 1, 5, 10, 20, 30 ans. Cependant, un certain groupe de personnes arrive à prévoir les tendances à venir pour plus de 5 ans! Ce qui veut dire que le retour des motifs léopard, des années 60, 70, 80, etc., des lunettes «oeil de chat», bref, toutes les tendances, ils les avaient prédites ou à tout le moins, pressenties une demie décennie auparavant! Eh non, ce n'est pas vous qui avez parti ces tendances!

Mais qui sont-ils et que font-ils? On les appelle des bureaux de style. Ils prévoient les tendances à venir en repérant les signes avant-coureurs de celles-ci partout à travers le monde. Par exemple, s'ils s'aperçoivent que le motif zébré est présent à plusieurs reprises dans les soirées mondaines, dans les rues de plusieurs villes, dans les collections de quelques créateurs, alors, ils savent que le zébré fera son apparition dans les collections de prêt-à-porter dans les prochaines années. 
Ces futures tendances, ils les consignent dans des cahiers qui sont par la suite achetés par des professionnels de la mode tels que des designers et des designers textiles. Ainsi, les bureaux de style peuvent aiguiller leurs clients quant aux tendances à venir pour aider ceux-ci à avoir la cote auprès des consommateurs. 
Bien que l'observation soit une grande partie de leur travail, les tendanceurs (personnes travaillant dans un bureau de style) font également appel à des sociologues, des philosophes et même des scientifiques pour les aider à «voir dans le futur» et anticiper nos désirs de consommateurs, et pas seulement dans le domaine vestimentaire! L'alimentation, la décoration, même les mouvements sociaux sont passés par les bureaux de style. Il ne font pas que prédire la mode, ils la font!

Vous voudriez travailler dans un bureau de style mais vous vous demandez quelle formation il vous faut? Eh bien, il n'y a pas de formation «devenir un tendanceur dans un bureau de style», mais une formation en marketing ou en stylisme peut vous y mener!

Saviez-vous que de telles «organisations» existaient? Que pensez-vous de celles-ci, sont-elles utiles, indispensables, un peu effrayantes...?

4 commentaires:

  1. Dans le fond, monsieur madame tout le monde qui décide de s'interesser au défilé des grands designers et de se tenir un peu au courant par le web pourrait aussi prédire les tendances à venir non ? Ou du moins, en avoir une petite idée ?

    RépondreSupprimer
  2. Je dirais que le mot inquiétant me vient facilement...mais fascinant aussi.

    RépondreSupprimer
  3. Pour répondre à ta question, Arianne, théoriquement, oui... Cependant, comme je l'ai mentionné, les tendanceurs font appels à des sociologues, des philosophes et des scientifiques, leurs prédictions sont donc relativement «scientifiques» et basées sur des faits. De plus, on parle de tendances à l'échelle planétaire, sur une période allant jusqu'à cinq ans, analysées par des équipes entières de tendanceurs. Bref, ce n'est pas aléatoire du tout comme prédictions. Il serait donc difficile pour une «simple» personne de prévoir avec autant de précision les tendances. Toutefois, il est possible d'avoir une bonne idée des tendances de l'année à venir en regardant les défilés ou en observant les gens dans la rue, sur les sites de street style, etc.

    RépondreSupprimer
  4. En effet, c'est inquiétant puisque ces organisations peuvent tout bonnement décider de lancer telle ou telle tendance et nous convaincre de l'adopter! Ce sont elles qui FONT la mode. Si elles décident que la fourrure est tendance, croyez-moi, ce ne sera pas très long avant que la majorité des gens en porte, souvent, sans même se demander pourquoi ils veulent tout d'un coup en porter! Pensez-y, combien de fois avez-vous eu une envie soudaine de porter tel ou tel type de vêtement, d'accessoire, etc.? Et bien sûr, la publicité ne fait qu'accentuer ce désir puisque votre cerveau est saturé d'images de ces tendances! Relativement subtil comme «brain wash», non?

    RépondreSupprimer