Comme mentionné dans le post sur la haute couture, cette industrie va mal. À la fin des années 50, la mentalité change. Les gens, surtout les jeunes, ne veulent plus s’habiller de manière classique. Or, la haute couture prône ce style et ne veut pas y déroger. Les grandes maisons de couture perdent alors petit à petit leurs clients qui préfèrent s’habiller dans les grandes surfaces et chez les créateurs indépendants qui présentent des vêtements plus confortables et moins chers, permettant de changer plus souvent de style. Les couturiers français se retrouvent dépassés.
Le New Look de Dior, dans les années 50
http://thedreamstress.com/2011/12/terminology-what-is-a-picture-hat/christian-diors-new-look-1947/Bien que plusieurs aient cédé à cette nouvelle mentalité – en plus de leurs collections de haute couture, certains designers tels qu’Yves Saint Laurent, Pierre Cardin ou André Courrèges créent des lignes de prêt-à-porter - de nombreux autres n’ont pu survivre à ce changement. C’est pourquoi depuis cette époque, le nombre de maisons de haute couture est passé de 106 après la Deuxième Guerre mondiale, à une vingtaine à la fin des années 80 pour qu’il n’en reste que 10 en ce jour.
La fin des activités d’Yves Saint Laurent en tant que couturier, en 2002, a énormément ébranlé le monde de la haute couture, puisqu’il était le dernier des grands couturiers de son époque à ne travailler que sur les collections haute couture de sa griffe. Plusieurs considèrent ce départ comme la fin de la haute couture au sens où on l’entendait auparavant. Ce secteur peu lucratif mais très publicisé de la mode est-il sur le point de dispraitre? Serait-ce une bonne chose de délaisser cette tradition - qui coûte très cher et qui rapporte peu, économiquement parlant? Seul le temps nous le dira…
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